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dimanche 24 décembre 2017

Images de Noël



"A Noël, je n’ai pas plus envie de rose que je ne voudrais de neige au printemps. J’aime chaque saison pour ce qu’elle apporte. "
William Shakespeare
 



"L'enfance c'est de croire qu'avec le sapin de Noël et trois flocons toute la terre est changée"
André Laurendeau








"Noël n'est pas un jour ni une saison, c'est un état d'esprit."
Calvin Coolidge











"Celui qui n'a pas Noël dans le coeur ne le trouvera jamais au pied d'un arbre. "
Roy Lemon Smith




Images : Milady Bidouilles

lundi 23 janvier 2017

Jack Frost


C'est par un beau jour d'hiver, de ceux où la glace gèle les lacs et la neige recouvre les arbres, que notre jeune héros, Jack, observait le sourire aux lèvres, les enfants descendre sur leur luge la pente douce enneigée et rire à gorge déployée. Ces rires, ces sons, cette joie ! Il y a encore quelques années, il n'aurait pas cru cela possible. Il avait entrepris ces voyages autour du monde, pour partager un peu de son don et répandre le bonheur autour de lui en ces temps de froid et de misère.

Il avait toujours été un garçon à part. Déjà, sa naissance n'était pas commune. Nul ne pouvait dire d'où il venait, nul n'avait jamais vu ses parents et nul ne pouvait lui conter son histoire. Alors, l'histoire de Jack commence le jour où, par une triste soirée d'hiver, abandonné à la porte d'une petite chaumière, il y avait été recueilli comme tant d'autres pauvres âmes. Il y avait grandi au milieu d'autres enfants, qui, comme lui, ne savaient ni d'où ils venaient, ni de quoi serait fait leur lendemain. Ses cheveux blancs, sa petite taille, et son teint pâle lui valaient bien des moqueries et des humiliations.

Un soir, plus misérable qu'un autre, envahi par la colère et mû par une détresse déchirante il s'enfuit. Il traversa une forêt si sombre que le plus simple des hommes ne pouvait que s'y perdre. Et il courut à en perdre haleine. Son chemin croisa celui d'une branche qui emprisonna son frêle pied... Et il tomba. Le froid, le noir, la nuit l'enveloppèrent soudain... Puis plus rien.

Quand il s'éveilla au petit matin, de légers murmures se firent entendre à ses oreilles bourdonnantes : "Jack, Jack... Te souviendras-tu de cette nuit où la lune te berça en son sein ? Te souviendras-tu de cette nuit où elle te fit un don ?"



Maintenant il se souvenait, en regardant les enfants jouer et rire !!! Quelle douce mélodie !!!

Au départ, il avait cru à une malédiction ! Une autre ! Encore ! Dès qu'il marchait, le sol devenait blanc et glacé ! Il ne pouvait toucher aucun objet sans que celui-ce ne se brise sous la pression de ses doigts gelés ! Il ne pouvait regarder le ciel sans qu'il se mette à pleurer sous forme de gros et lourds flocons ! Sa peine, sa colère, ses pleurs et ses incantations provoquaient des événements terribles ! Du moins c'est ce qu'il crut ! Les maisons, les arbres, les chemins se couvrirent d'une épaisse poudre blanche ! Les lacs se mirent à geler ! Horrifié parce qu'il était capable de créer, il se mit à voyager, pensant que ces effrayantes apparitions disparaîtraient après son passage. Être en mouvement ! Ne jamais s'arrêter ! Voilà la solution ! Alors il se mit à courir vite, de plus en plus vite ! Même les vents les plus rapides ne pouvaient rivaliser avec lui ! Et sa malédiction se transforma en talent... Et son talent devint un don !

Le monde n'était pas assez grand pour un pouvoir tel que le sien. Il se mit à revenir dans des endroits qu'il avait déjà traversés ! Et à chacun de ses passages il découvrit qu'il était attendu ! Et qu'on lui avait même donné un nom ! Frost ! Jack Frost ! Le gel faisait la joie des plus grands. Ils avaient même fabriqué des chaussures spéciales pour glisser sur les lacs gelés ! Les plus petits se laissaient porter par des chaises aménagées qui glissaient sur les pentes blanches des montagnes ! La neige et le gel faisaient la joie de tous !



Oui, il y a encore quelques années, il n'aurait pas cru cela possible. Il avait entrepris ces voyages autour du monde, pour partager un peu de son don et répandre le bonheur autour de lui en ces temps de froid et de misère.

Et chaque hiver, inlassablement, Jack Frost revient égayer les hivers les plus rudes. Certains disent même que c'est d'un bâton qui ne le quitte jamais qu'il tient son pouvoir... Mais cela, seule la lune le sait...


Légende revisitée, texte écrit et illustré par Milady * Delphine Boutilllier/Dejean d'après le personnage Jack Frost

vendredi 23 décembre 2016

Le Grinch et la nuit de Noël

Toi qui lis ces quelques lignes, laisse-moi te conter l'histoire du vieux-croquemitaine aux longs poils verts qui déteste Noël.

Il était une fois un enfant un peu particulier qui vivait dans une ville qui s'appelait Chouville... et dont le coeur avait rétréci en grandissant... Il avait rétréci tant et tant qu'il s'en mit à détester les habitants de Chouville, les Choux. Certains anciens diront que ce n'est pas complètement sa faute. Dans sa tendre enfance, le Grinch avait été malmené par les enfants Choux à l'école. Victime de brimades et de moqueries, il s'était exilé sur le Mont Crumpit avec son chien Max.



Et en vieillissant il était devenu un vieil ermite dont le cœur avait appris à détester les hommes de la vallée !
Les plus jeunes vous diraient que le Grinch n'avait eu que ce qu'il méritait tant sa méchanceté se reflétait sur tout son être, profondément mauvais

C'était un jour d'hiver dans la vallée. Les rires des enfants emplissaient les rues à l'arrivée des fêtes de Noël, chères aux Choux. Ah ce que ces villageois savaient faire la fête ! Des sapins habillés de rubans par ici, des lumières par là... Toute la ville s'apprêtait joyeusement ! Tous les Choux, sauf un. Parce que si le Grinch détestait les Choux, il détestait encore plus Noël !
Il maugréait dans sa barbe "Cela fait trop d'année que cela dure ! Cinquante trois ans ! Je ne peux en entendre ni en voir davantage ! Toute cette joie, ces lumières, ces chants ! Il faut que je fasse quelque chose !" Et il prit la plus méchante des décisions !

Un chapeau et un manteau rouge feront l'affaire, une fausse barbe blanche pour compléter le tout... et le tour fut joué ! Voilà notre vieux croque-mitaine transformé en Père Noël ! Il embarqua ainsi vêtu dans un vieux traîneau tout cabossé tiré par son chien Max, et s'en descendit dans la vallée quand minuit fut sonné la nuit de noël !

Alors que les Choux dormaient paisiblement après les festivités du soir, le Grinch commença son étrange ballet en fredonnant :


"Dans la nuit tout sourire,
Je dérobe les cadeaux empilés :
Vélos, patins, tambours, livres, faux pistolets,
Jeux de dames, popcorn, tricycles et beignets.
J'en remplis mes sacs et par la cheminée
J'emporte le butin ainsi amassé. » *

Chaussettes sur la cheminée, sapins fraîchement décorés, restes des mets les plus succulents, guirlandes aux couleurs vives, bougies aux lumières chatoyantes, cadeaux à peine emballés... Le Grinch arracha à cœur joie les rubans colorés, écrasa les boules les plus fragiles, déroba les présents aux pieds des sapins et des cheminées... Et telle une complainte il fredonna à nouveau :

"Dans la nuit tout sourire,
Les braves gens de cette cité
Demain matin seront bien empruntés
Quand les petits à peine levés
Découvriront sans gaieté
Que le Père Noël n'est pas passé
On verra bien si cette année
Noël leur sera conté. »

Ainsi chargé des cadeaux volés aux braves gens de Chouville, Le Grinch s'en retourna dans sa grotte au mont Crumpit où il cacha son butin.

Au petit matin, Le Grinch fut réveillé par une mélodie qui lui fit mal aux oreilles ! Il y regarda de plus prêt ! Et ce qu'il vit de la fenêtre de sa chambre qui dominait la vallée le glaça d'effroi ! Aucun cri ! Aucune larme ! Non ! Rien de tout cela ! Faute de victuailles et de cadeaux, les Choux s'étaient regroupés devant le plus grand des sapins de Chouville. Et... ils chantaient des chants de Noël ! Avec les mains garnies de bougies, le sourire aux lèvres !
La chaleur ambiante était de celle qui réchauffe les cœurs, même les plus endurcis. Et celui du Grinch froid comme l'hiver se mit à fondre.




"Alors c'est ça l'esprit de Noël" murmura Le Grinch, "Noël c'est fêter le bonheur d'être ensemble !" Même si les Choux ne paraissaient plus avoir besoin de tous ces artifices, le vieux croque-mitaine fut pris de remords...

Et c'est au milieu des doux flocons blancs qui s'étaient invités que Le Grinch revêtit son habit rouge, et qu'il descendit du mont Crumpit dans son traîneau tiré par son complice Max chargé des cadeaux, des décorations et des repas dérobés la veille, pour les distribuer aux habitants de Chouville...

Et toi ami lecteur, es-tu aussi prêt à te laisser emporter par l'esprit de Noël ?


* adapté d'après le livre original du Dr. Seuss "Le Grinch a volé Noël"

Conte écrit par Milady*Delphine Boutillier-Dejean

Illustré à quatre mains avec Miss Violette*Maya Dejean

D'après le conte "Le Grinch a volé Noël" du docteur Seuss
Source : Wikipedia d'après le film "Le Grinch" de Ron Howard

samedi 14 février 2015

La légende de Frigg ou l'origine nordique du vendredi 13


Il était une fois, en des temps forts lointains, dans les contrées du nord, un pays où le froid envahissait les terres et les villages. Les habitants croyaient en plusieurs Dieux, qu’ils vénéraient pour chacun de leur bienfait. Parmi eux, la déesse Frigg, reine d’Asgard, épouse du dieu Odin et fille de Fiordgyn, dotée de pouvoirs puissants, était appréciée pour l’aide précieuse qu’elle pouvait prodiguer aux femmes. Elle facilitait leurs tâches, infligées par le dur labeur de la vie quotidienne, elle protégeait les mariages et assurer la fertilité. Mais le plus impressionnant de ses pouvoirs reposait dans sa capacité à lire l’avenir des hommes car elle connaissait le destin des Dieux. Mais Frigg n’était pas partageuse de son savoir qu’elle gardait pour elle seule. Elle tissait ainsi les fils « qui décident de l’avenir du monde et du destin des hommes, pour les trois muses, les déesses du destin, Urd muse du passé, Verdande muse du présent et Skuld muse de l’avenir».

Puis vint le jour où le monde bascula. Les hommes du nord ne crurent plus en leurs Dieux. Ils se mirent à adorer le Dieu unique des chrétiens, bannissant tous les autres. Frigg fut bannie à son tour, et envoyée au sommet d’une montagne sombre et gelée. Ses pouvoirs magiques extraordinaires inquiétaient la population. Elle fut rapidement considérée comme une sorcière. Cependant la déesse ne comptait pas se laisser traiter de la sorte. Elle organisa une vengeance envers les hommes.

La légende raconte que Frigg, dont le nom signifie vendredi, convoquerait douze sorcières et un diable, soit treize démons, chaque vendredi, pour comploter contre les hommes et leur préparer de mauvais tours à jouer au cours de la semaine suivante…


Texte, Image et Création : Milady*Delphine Dejean
Source : mythologica.fr

lundi 22 décembre 2014

Un chant de Noël d'après Charles Dickens

Il était une fois, un vieux grincheux avare et solitaire... On le nommait Ebenezer Scrooge... Ebenezer Scrooge, était un marchand de Londres, qui, en plus d’être pingre et aigri, était dépourvu de sentiments et particulièrement dédaigneux des festivités de Noël. Pour lui Noël n'était qu'une perte d'argent et de temps.

Quand les bénévoles venaient le trouver pour lui demander l'aumône pour les pauvres, il n'hésitait pas à leur claquer la porte au nez. Quand son neveu Fred l'invitait à passer Noël en famille il refusait tout sec... Et pour en finir avec les débordements de gentillesse, il refusait, année après année, d'offrir une prime de Noël à son employé Bob Cratchit qu'il ne cessait de maltraiter et qu’il payait très mal. Et tout cela pour ne pas avoir à dépenser un penny !!!

A la veille de ce nouveau noël, il se retrouva seul, dans son immense et sinistre maison... Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il se vit dans l'obligation de recevoir un visiteur ... Épouvantable... Le fantôme de son ancien et défunt associé, Jacob Marley. Escroc sans scrupule de son vivant, il venait mettre en garde Ebezener contre ses attitudes méprisantes et insensibles qui faisaient de lui une personne mauvaise. Jacob Marley tenta de lui faire comprendre qu'il serait comme lui, damné pour l'éternité, s'il ne changeait pas pendant qu'il le pouvait encore, de son vivant. 
Ebezener chassa d'un revers de main les recommandations de son ancien associé, tout comme il le chassa lui aussi. Mais avant de disparaître, Jacob avertit Ebezener de la visite de trois esprits de Noël. Ces esprits viendraient pour l'aider à se repentir avant qu'il ne soit trop tard...

Successivement trois esprits firent leur apparition cette nuit-la. Il s'agissait des esprits des Noëls passés, présents et futurs... Ils entraînèrent Scrooge dans trois espaces temps pour lui faire vivre ou revivre les Noëls de sa vie.

Accompagné de l'esprit des Noëls passés, Scrooge se remémora avec émotion les Noëls de sa jeunesse. Il se revit alors enfant, en ce jour de 25 décembre, jeune et seul dans le pensionnat où sa famille l'avait laissé, avec pour toute compagnie ses livres de chevet. Puis, alors devenu apprenti, épris de la jeune Belle, il la revit lui rendre sa bague en lui reprochant de préférer son argent à leur amour.

L'esprit des Noëls présents l'emmena observer le réveillon misérable que passait son employé Cratchit et sa famille. En dépit de leur pauvreté, les membres de cette famille étaient unis par l'amour qu'ils se donnaient sans compter, une richesse que Scrooge ignorait. Celui-ci fut particulièrement touché par le petit dernier de la famille de Cratchit, Tiny Tim, un enfant malade et handicapé qui se réjouissait du réveillon de Noël, bien que ma foi fort modeste.
Alors que Scrooge s'inquiétait du sort de cet enfant, il se retrouva projeté dans l'avenir par l'esprit des Noëls futurs. Son voyage dans les Noëls futurs lui fit découvrir un avenir peu enviable et l'indifférence totale que sa propre mort inspirait à tous, marchands, collègues, amis, famille... Et il y découvrit également l'avenir de son employé Cratchit. Dans un cimetière il aperçut au loin Cratchit et sa famille se recueillir sur la tombe du pauvre petit Tiny Tim, puis réalisa qu'il était à côté de sa propre tombe, délaissé de tous. Ebenezer demanda alors à l'esprit du futur s'il n'était pas trop tard pour changer ces images en changeant de mode de vie.

Au matin de Noël, Scrooge accepta de dîner avec son neveu, donna l'aumône aux pauvres et se rendit chez Bob Cratchit, un énorme balluchon rempli de présents sur le dos. A la grande surprise de son employé, Scrooge lui offrit tous ces cadeaux, mais surtout une augmentation et le statut d'associé.

Je laisse Monsieur Charles Dickens conclure avec ses propres mots :
« Quant à Tiny Tim, qui ne mourut pas, Scrooge fut pour lui un second père.
Il devint un aussi bon ami, un aussi bon maître, un aussi bon homme que le bourgeois de la bonne vieille Cité, ou de toute autre bonne vieille cité, ville ou bourg, dans le bon vieux monde. Quelques personnes rirent de son changement ; mais il les laissa rire et ne s'en soucia guère ; car il en savait assez pour ne pas ignorer que, sur notre globe, il n'est jamais rien arrivé de bon qui n'ait eu la chance de commencer par faire rire certaines gens. Puisqu'il faut que ces gens-là soient aveugles, il pensait qu'après tout, il vaut tout autant que leur maladie se manifeste par les grimaces, qui leur rident les yeux à force de rire, au lieu de se produire sous une forme moins attrayante. Il riait lui-même au fond du coeur ; c'était toute sa vengeance.
Il n'eut plus de commerce avec les esprits ; mais il en eut beaucoup plus avec les hommes, cultivant ses amis et sa famille tout le long de l'année pour bien se préparer à fêter Noël, et personne ne s'y entendait mieux que lui : tout le monde lui rendait cette justice.
Puisse-t-on en dire autant de vous, de moi, de nous tous, et alors comme disait Tiny Tim :
« Que Dieu nous bénisse, tous tant que nous sommes ! » »

Sources : "Un chant de Noël" de Charles Dickens * Wikipedia * Suite101.fr * bonheurpourtous.com

Illustrations : Arthur Rackham

samedi 13 décembre 2014

Petite histoire de la bûche de Noël


 Il était une fois, il y a fort fort longtemps, vivait une famille de gentils paysans. Notre histoire se déroule par une nuit froide à la veille du solstice d'hiver, vraisemblablement par une nuit froide de 24 décembre.
Le père de famille s'en était allé dans la journée couper un tronc d'arbre fruitier afin de ramener une belle bûche pour la veillée de Noël. Il voulait ainsi garantir prospérité et belle récolte à sa famille. Son épouse avait préparé des mets et des boissons succulents en vue de cette soirée de fête, sans oublier de mettre de côté du sel et du vin pour respecter la tradition.

Notre histoire se déroule donc, le soir de la nuit de Noël, à la veille du solstice d'hiver. Après un merveilleux repas de fête, la famille se réunit devant l'âtre de la cheminée. Le père de famille installe la bûche dans la cheminée et allume un bon feu. Il y dépose la bûche et la recouvre du sel pour protéger son foyer des sorcières, sans oublier de l'arroser avec du vin pour s'assurer de bonnes vendanges. Et chacun espère, en la regardant se consumer lentement, qu'elle ne deviendra pas cendres avant la nuit du lendemain. S'il n'en était pas ainsi, bonheur et prospérité ne seraient pas garantis, la maison ne serait pas protégée de la foudre et les champs ne pourraient être fertilisés. Sans parler des remèdes si précieux qui ne pourraient être fabriqués à partir du charbon qu'elle produirait. Dire que sur une si petit bûche reposait autant de bienfaits... A la seule condition qu'elle se consume lentement... Très lentement...


Il était une fois, dans le présent, une famille qui avait une fille qui se prénommait Milady. Notre histoire se situe aussi la veille de Noël, par une douce soirée d'hiver, vraisemblablement la nuit du 24 décembre.
Le père et la mère de Milady s'en revenaient des grands magasins les bras chargés de décorations colorées qui donneraient à la maisonnée des allures de fête. Milady avait confectionné une génoise qu'elle avait garnie de crème de marron et nappée de chocolat fondu. Quelques lutins miniatures s'étaient installés confortablement sur la bûche ainsi confectionnée.

Notre histoire se déroule donc le soir de la nuit de Noël. Après un merveilleux repas de fête, la famille se réunit autour du sapin joliment décoré. Milady s'en revenait de la cuisine les bras chargés d'un plat argenté sur lequel trônait la bûche qu'elle avait si bien pris soin de cuisiner. Et chacun de se régaler de ce dessert enchanté... Et qui, il faut bien l'avouer, est plus adapté à nos traditions modernes que la bûche de bois de nos ancêtre. Parce que dans nos habitations modernes, peu peuvent se vanter de pouvoir allumer un feu de cheminée.


Texte et illustrations : Milady*Delphine Dejean
Tous droits réservés
Reproduction interdite

Sources : Wikipedia * lediablesedeguiseengateaux.com 

lundi 8 décembre 2014

Petite histoire du père Noël


Milady est fort embarrassée... Et fort en retard... Elle n'a toujours pas écrit sa lettre au Père Noël. Elle hésite... Ecrire au Père noël ou à Saint Nicolas ? Elle ne sait pas...

Elle décide d'aller fouiller dans les vieux livres du Grenier. Elle y trouvera sûrement un indice qui lui permettra de faire son choix...
Elle s'installe confortablement, enfin si on peut dire, car dans un grenier on trouve souvent de vieux fauteuils défoncés, et ouvre sur ses genoux les ouvrages qu'elle a pu trouver sur le sujet qui l'intéressent. Dans le premier... Rien de bien instructif... Par contre dans le deuxième... Et le troisième...

Il y est écrit que la nuit du 6 décembre on fête la Saint Nicolas dans l'est de la France... Pourquoi l'est ? Pourquoi pas ailleurs ? Il y a certains mystères qui restent mystérieux... Et il y est aussi écrit que Saint Nicolas descend dans la rue pour distribuer friandises et cadeaux aux enfants qui ont su être sages toute l'année...
Milady feuillette encore quelques pages quand elle découvre, les yeux grands ouverts, une légende bien affreuse. Cette légende se raconte ainsi : "Ils étaient trois petits enfants qui s'en allaient glaner aux champs. Perdus, ils demandèrent l'hospitalité chez un boucher qui ne trouva rien de mieux que de les tuer, les découper et les mettre au saloir. Saint Nicolas vint à passer sept ans plus tard et demanda à son tour l'hospitalité. Il insista pour manger le petit salé préparé sept ans plus tôt. Le boucher s'enfuit et saint Nicolas ressuscita les trois enfants."

Milady ferme ses yeux... Bouh que cette histoire est effrayante ! Et elle est toute seule dans ce grenier tout sombre... Vite se changer les idées... Parcourir le deuxième livre. Oui le parcourir et lire que depuis cette légende Saint Nicolas est devenu le protecteur des enfants. Ouf !!! La voila rassurée. Il ne peut rien lui arriver de mal puisque Saint Nicolas veille. Et de lecture en lecture, Milady finit par s'endormir...


"Milady ! Milady !"


La voix mélodieuse de maman... Ouvrir les yeux sur ce doux visage.
"Maman, c'est décidé, cette année je n'écrirai pas au Père Noël mais à Saint Nicolas !"
La maman de Milady explose de rire !

"Ma chérie, mais Saint Nicolas est le Père Noël ! La légende de Saint Nicolas a traversé les frontières et les mers... Les américains lui ont offert un joli bonnet rouge et un joli manteau rouge lui aussi. Maintenant le Père Noël se fait nommer Santa Claus et vient distribuer cadeaux et friandises la nuit du 25 décembre pour faire plaisir à encore plus d'enfants."


Milady n'en revient pas... Le Père Noël est Saint Nicolas !!! C'est les yeux remplis d'étoiles qu'elle se précipite dans sa chambre, s'installe à son bureau et se met à rédiger sa lettre à Saint Nicolas, appelé aussi Père Noël...



Et vous qui avez été sages cette année (les autres ne répondez pas car vous n'êtes pas concernés... Bon d'accord, vous avez le droit de répondre mais c'est bien parce que c'est la trêve de Noël) à qui avez-vous envoyé votre lettre ? Et qu'avez-vous demandé ?

Texte et illustration : Milady*Delphine Dejean
Tous droits réservés
Reproduction interdite

Sources : Wikipédia et Generalkulture.blogspot.fr

jeudi 4 décembre 2014

Petite histoire du sapin de Noël

Milady est toute heureuse, elle vient de recevoir une lettre extraordinaire de son cousin Alsacien...


"Ma chère cousine adorée,

Je suis heureux. Maman vient d'acheter un grand et magnifique sapin. J'ai hâte de sortir les décorations colorées et scintillantes pour l'habiller. Sais-tu que la tradition du sapin de Noël est Alsacienne ? Et oui, comme tu peux le lire, cette tradition vient de chez moi !!! Il paraît qu'il y a fort fort longtemps, au 16ème siècle d'après maman, les Alsaciens avaient le droit de couper des sapins encore verts dans la forêt le 21 décembre. Le jour de la Saint Thomas je crois bien. Oui, parce qu'à cette époque seul le seigneur avait le droit de couper les sapins pour décorer son château. Mes ancêtres avaient une chance énorme tu ne trouves pas ? Et pour les décorations, elles étaient bien différentes des nôtres. Ils accrochaient des roses, des pommes, des friandises et des gâteaux secs aux branches de leur sapin. Tu te rends compte ? Des pommes ! Mais il y a encore mieux. Tu vas être surprise. Un peu plus tard, à partir du 17ème siècle, ils le décoraient de bougies ! De vraies bougies ! Ça devait être joli ! Mais dangereux. Heureusement qu'il y eu l'invention de l'électricité au 19ème siècle.
Et puis je me demandais pourquoi on ne mettait plus de pommes ou de gâteaux secs pour décorer les sapins. Maman m'a expliqué que c'était devenu trop difficile de prévoir si les récoltes allaient être bonnes. Alors la boule de verre est venue remplacer ces décorations. Oui une boule ça fait penser à une pomme.

Je suis fier de savoir que ma région est à l'origine du sapin de Noël. Tu m'enverras une photo de ton sapin ?
Je t'embrasse tendrement et te souhaite de belles fêtes de Noël.

Ton cousin Augustin"



Et Milady de répondre


"Mon cher cousin chéri,

Merci pour cette merveilleuse histoire. J'adore décorer le sapin avec maman et papa !!! Tu sais que nous on y met des guirlandes de pop-corn ? Et c'est moi qui les fabrique.
J'ai lu ta lettre à papa. Il dit que le sapin ça vient aussi des Celtes. Le 24 décembre c'était le jour de la renaissance du soleil et le sapin qui a un nom compliqué en vrai... Attends, je crois bien que c'est épicéa. Et bien papa dit qu'il symbolise le jour de l'enfantement. Les chrétiens, d'après la légende, ont récupéré cette tradition et ont décoré des sapins de pommes rouges. Ça rappelait l'arbre du paradis.
Alors moi je me dis que c'est un peu ces deux histoires mélangées qui font qu'aujourd'hui je vais avoir la chance de décorer le sapin que papa a ramené à la maison.

Je vais bien profiter des fêtes et je te souhaite d'en profiter aussi.
Je t'embrasse bien fort aussi.
Ta cousine Milady"

Et vous, de quelles décorations habillez-vous votre sapin ?

Texte et illustrations : Milady*Delphine Dejean
Tous droits réservés
Reproduction interdite
Sources : l'internaute.com et Agriculture.gouv.fr 

vendredi 28 novembre 2014

Quand Milady attend Noël...

Milady a hâte. Hâte de pouvoir habiller sa maison des décorations les plus scintillantes... Hâte de cuisiner les mets les plus savoureux... mais surtout, oui surtout, hâte de mettre des étoiles dans les yeux des gens qu'elle aime.

Milady aime le mois de décembre qui amène avec lui l'hiver, les villes remplies de lumières, l'excitation des fêtes, la joie des retrouvailles... Toutes ces traditions remplies de magie et de rêves...


Peut-être parce que dans le pays où est née Milady les noëls sont toujours merveilleux... Peut-être parce que les traditions qui ont bercé son enfance sont toujours bien présentes dans le coeur de Milady...
Peut-être parce que Milady aime noël, tout simplement !


Et si Milady vous faisait entrer en féérie et remplissait son blog d'articles contant noël, feriez-vous partie du voyage ? Alors rendez-vous ici tout le mois de décembre pour partager et découvrir, ou redécouvrir d'articles en articles la magie de noël...

Texte et illustrations : Milady*Delphine Dejean