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mercredi 22 juillet 2015

Asha et l'aigle blanc


Il est des contrées lointaines qui en appellent au courage, à la force et à la sagesse des peuples qui les habitent.

Asha, petite amérindienne des contrées oubliées, allait y vivre une rencontre bien extraordinaire...

Par un beau matin de ces saisons où l'herbe se fait plus verte, où les animaux sortent de leur nid, où la nature revêt ses couleurs les plus chatoyantes, Asha avait décidé de se prêter à son jeu favori. Elle avait un secret qu'elle gardait au plus profond de son être. Elle lisait dans le ciel, les nuages lui contaient mille et une merveilles. Il lui suffisait de s'allonger dans les vertes prairies aux abords de la forêt, le visage tourné vers le ciel et de laisser son esprit se connecter à celui des nuages. Le vent lui murmurait de douces histoires que les nuages mettaient en images. Quel délice !!! Un jour, elle en était certaine, un jour elle pourrait voler à son tour et monter haut si haut qu'elle en toucherait un, deux, trois, tous...

Ce matin là, comme à son habitude les premiers jours de saison nouvelle, elle traversa son village pour se rendre dans ce lieu qu'elle aimait tant, au bord du lac Objibway, dans l'espoir de s'adonner à son jeu préféré. Elle s'allongea dans l'herbe fraîche. Elle ferma les yeux, se laissant bercer par la douce brise qui venait de se lever, comme par enchantement. Quand elle rouvrit les yeux, de beaux nuages aux nuances blanches, grises et bleues dansaient au dessus d'elle. Et la voilà enfin comme elle aimait à le dire "la tête dans les nuages" à se laisser conter les légendes de son peuple.

Plusieurs heures s'écoulèrent, tant et si bien qu'Asha ne remarqua pas le ciel revêtir son habit d'étoiles et la lune se lever. Elle avait la meilleure des excuses, absorbée par tant de bonheur et de beauté, elle s'était endormie...

Quand elle s'éveilla, la nuit était déjà très avancée. Elle se leva et se mit en route vers ce qu'elle pensait être le chemin qui la ramènerait au village, mais en réalité elle s'enfonça dans la forêt sombre et lugubre. Elle avait froid et faim... Maintenant elle avait peur... Désespérée après une marche qui ne la menait qu'à s'enfoncer davantage dans la forêt, elle observa la nature autour d'elle. Des arbres à perte de vue... Et la nuit, noire et silencieuse... En levant les yeux vers le ciel, elle vit deux petites lumières scintillantes. Ne sachant trop pourquoi, elle se sentit attirée par cette clarté réconfortante. Armée de son seul courage, elle se mit à escalader l'arbre le plus proche pour voir de plus prêt cette lumière. Elle pourrait l'aider à retrouver son chemin... Oui sans aucun doute...

"Es-tu Asha, fille de Nokomis, Fille de la Lune et de Tekoa, le Magnifique ? Es-tu celle à qui je suis destiné ? Es-tu celle que jour après jour je me suis engagée à protéger. Es-tu celle à qui je dois montrer la voie du courage et de la sagesse ?

Asha était abasourdie !!! Quel sortilège l'avait frappée ? Etait-elle toujours en plein rêve ? Les vents lui soufflaient-ils encore une fois un conte nouveau ?

Un Aigle Blanc majestueux se dressa alors devant elle. Ses yeux brillaient d'une lumière aveuglante !

"Asha, fille de Nokomis, Fille de la Lune et de Tekoa, le Magnifique, je te reconnais ! Le grand créateur m'envoie te guider ! N'aie crainte, à chacun de tes pas, je serais là..."

"Asha, Asha !!! Réveille toi, il est temps, le soleil se couche"

Asha ouvrit les yeux. Son ami d'enfance Anoki se tenait agenouillé à côté d'elle, au bord du lac Objibway. Il était temps de rentrer.

Ce soir là, de retour dans son tippi, elle ne fut pas surprise de découvrir qu'une plume blanche s'était glissée dans sa coiffe... Et si tout cela n'avait pas été qu'un rêve...


Texte et illustration Delphine Dejean alias Milady Bidouilles

Notes :
Asha signifie "espoir"
Nokomis signifie "fille de la lune"
Tekoa signifie "le magnifique"
Anoki signifie "comédien"
Ojibway signifie "ceux qui gardent une trace de leur vision". Les Ojibway comptent parmi les plus grands groupes de Native Americans, Premières nations du nord du Mexique (nom transformé en Objibway)

samedi 7 mars 2015

Superstition liée au fer à cheval

Un fer à cheval porte bonheur s’il est accroché, les pointes vers le haut, afin que ses pouvoirs ne s’échappent pas. Il protège du diable s’il est cloué en forme de C.

Trouver un fer à cheval qui porte réellement chance n’est pas chose aisée. Il faut qu’il soit trouvé par hasard sur un chemin, il faut qu’il ait l’ergot (le côté qui accroche le sabot) tourné vers le sol, et qu’il comporte sept trous, quatre sur la branche gauche et trois sur la branche droite. Mmmm… Non, ce n’est vraiment pas chose aisée…

Plusieurs légendes expliquent cette croyance, mais je partagerai celle qui a trait à la sorcellerie, parce qu’elle me touche plus que les autres… Non, ne vous demandez pas pourquoi. Ou si vous vous le demandez, n’hésitez pas à visiter la galerie d’images de sorcières du blog, ou à lire les articles du mois d’octobre et de novembre. Je vous assure, cette remarque deviendra alors évidente.

Au Moyen-Age, les gens avaient peur des sorcières et de leur magie. Ils pensaient que les sorcières voyageaient sur des balais car elles avaient peur des chevaux. Ainsi, les fers des chevaux empêchaient la magie, et notamment la magie noire, d’entrer dans les maisons et permettaient de s’en protéger.

Pour les grecs, "les pouvoirs magiques du fer à cheval émanaient de sources tout à fait différentes : d'une part, le fer à cheval était en fer, métal censé repousser le Mal, d'autre part il avait la forme d'un croissant de lune, longtemps considéré comme un symbole de fertilité et de chance".

Pour les chrétiens, le fer à cheval tourné sur le côté représente un C, initiale du Christ.


Texte, image et créa Milady*Delphine Dejean

mardi 3 mars 2015

Superstition du parapluie ouvert dans la maison...

Ouvrir un parapluie dans une maison porte malheur



Imaginez-vous au 18ème siècle, en Angleterre pour être précis. Imaginez-vous maintenant tenter d’ouvrir un parapluie ancien à armature métallique, dans une maison encombrée. Vous aussi, soyez honnête, n’auriez-vous pas abîmé quelques objets ou blessé quelques personnes de votre entourage immédiat ? Cette croyance n’est-elle donc pas finalement dictée tout simplement par la prudence ?


A moins que ce ne soit à cause des ombrelles. Et cela nous transporte à une époque bien plus lointaine que celle de l’Angleterre du 18ème siècle. A une époque où l’on ne se protégeait pas de la pluie mais du soleil… Sisisi… Même si cela vous paraît étrange, c’est tout à fait possible. A cette époque, la notion de pluie n’existait pas encore et ouvrir une ombrelle dans un endroit abrité ne se faisait pas du tout. C’est notre ami le soleil, considéré alors comme un Dieu, qui s’en serait trouvé vexé, voire insulté. Et vous trouvez que mettre un Dieu en colère est une bonne idée ?

Texte et illustrations : Milady*Delphine Dejean

jeudi 26 février 2015

Superstition du miroir brisé...

Briser un miroir apporterait sept ans de malheur…


Le miroir comme reflet de l’âme… Le miroir comme prison de sa propre image… Le miroir comme refuge des démons… En briser un c’est détruire l’âme de son propriétaire pour les uns, et libérer les démons pour les autres.

Sept comme les sept vaches maigres du songe de Pharaon annonçant les sept ans de malheur qui allaient frapper l'Égypte (croyance Egyptienne) … Sept comme le cycle de la vie qui se renouvelle tous les sept ans (croyance Romaine)…

C’est aussi pour cela que les anciens racontent que pour conjurer le mauvais sort il suffirait d’attendre sept heures avant de ramasser les morceaux de miroir ou de les enterrer par une nuit de pleine lune. Si vous êtes vraiment superstitieux, il est recommandé de faire les deux…

Texte et illustration : Milady*Delphine Dejean

jeudi 19 février 2015

Légende du chat noir ou l'origine Egyptienne de la crainte du chat noir


Cette légende date du Moyen Age et nous est rapportée par Césaire de Heisterbach.

Elle nous fait voyager en Égypte et raconte qu’un riche bourgeois, voyant son heure arriver, demanda l’assistance d’un prêtre pour lui garantir l’accès au paradis. Nombreux furent les bonnes gens qui accoururent à son chevet, honnêtes et charlatans. Un prêtre à l'âme mauvaise et son diacre se présentèrent alors à lui. Le diacre, d’un fond généreux et bon, fut témoin d’une scène invisible à ceux qui, bien que présents, étaient aveuglés par leurs mauvais penchants, c’est-à-dire toutes les personnes présentes dans la pièce.

Il vit de nombreux chats noirs entourer le lit du riche mourant et se mit alors à crier « Ayez pitié d’un pauvre homme ; enlevez ces chats ! » C’est alors qu’un Ethiopien, ennemi de toujours des égyptiens, se rua sur le bon Diacre, lui enfonça un crochet dans la gorge, et lui arracha l’âme.

Il en est ainsi des croyances de l’Egypte ancienne où les chats noirs sont les suppôts du Diable.

Il en est ainsi des croyances de l’époque ancienne, où les chats noirs sont signe de mauvais présages. Il en est ainsi des croyances persistantes qui veulent que les chats noirs accompagnent le défunt vers l’enfer auquel il est voué.

C’est ainsi qu’est représentée la mort d’un homme voué à l’enfer.

Texte et image : Milady*Delphine Dejean

lundi 16 février 2015

Superstitions liées au chat noir...

Croiser un chat noir serait signe de mauvais augure…

Il était une fois, en Egypte ancienne, un peuple qui vénérait plusieurs Dieux. Un des Dieux les plus populaires était le Dieu du soleil, le Dieu Râ. La légende raconte que le Dieu Râ avait le pouvoir de se réincarner en chat et que son pouvoir se révélait la nuit au travers de ses yeux qui réfléchissaient la lumière. Mais les égyptiens avaient des ennemis, les Ethiopiens, dont la couleur de la peau était brune. Les égyptiens aimaient leurs chats dans lesquels ils voyaient le Dieu Râ, mais craignaient les chats noirs en lesquels ils voyaient leurs ennemis. Cette croyance a traversé les frontières et le temps. Qui de nos jours ne connaît pas un ami, un voisin qui a peur de croiser un chat noir ? 


Croiser un chat noir porterait malheur… 

 Chat noir, joli chat noir, quelle diabolique sorcière se cache derrière cet énigmatique minois ? Quels mauvais tours viens-tu nous jouer dans notre maisonnée ?


Oui, parce qu’il faut être né au moyen-âge pour comprendre cette croyance populaire. Il n’était pas rare de voir les enfants réveillés les nuits de pleine lune, complètement effrayés par l’apparition de chats noirs, rentrés comme par magie dans les maisons la nuit par les fenêtres pourtant bien fermées, ou les cheminées malgré le feu resté allumé. Pour les bonnes gens de l’époque, ces chats noirs seraient en réalité de vilaines sorcières qui se seraient transformées en chats noirs. Elles entreraient ainsi métamorphosées dans les maisonnées en poussant des hurlements à se faire dresser les cheveux sur la tête pour apeurer les enfants.

Texte, illustration et création : Milady*Delphine Dejean
Source : chat-Bombay.com et LeVif.be