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mardi 10 mars 2015

Légende de Dunstan ou l'origine du fer à cheval comme porte bonheur...

Il était une fois, au Moyen-âge, un maréchal-ferrant qui se nommait Dunstan. Dunstan allait devenir archevêque de Canterbury (959).

Il reçut un jour la visite d’un homme imposant et lugubre qui désirait se faire poser, sous la plante des pieds qu’il avait étonnamment fourchus, des fers à cheval. Dunstan alluma son feu et, observant son hôte plus avant, il reconnut en lui Satan. Sa taille imposante, son regard sombre et froid, sa démarche sûre… Il accepta néanmoins la besogne mais non sans avoir pris quelques précautions. Il expliqua au Démon que pour pouvoir accomplir sa tâche il devait l’enchainer au mur. Le Démon se laissa faire. Mais le bon Dunstan avait un plan. Il fixa les fers aux pieds de son visiteur en y mettant si peu de cœur, que le Démon hurla de douleur. Ce n’est qu’en échange du serment solennel de ne jamais pénétrer dans les maisons dont l’entrée était surmontée d’un fer à cheval que Dunstan lui rendit sa liberté.

Depuis, il est coutume de trouver des heurtoirs en forme de fer à cheval sur les portes des maisonnées. Mais il est aussi coutume de clouer un fer à cheval sur le cercueil des femmes accusées de sorcellerie pour empêcher de nouveaux méfaits…

Texte et illustration : Milady*Delphine Dejean

samedi 7 mars 2015

Superstition liée au fer à cheval

Un fer à cheval porte bonheur s’il est accroché, les pointes vers le haut, afin que ses pouvoirs ne s’échappent pas. Il protège du diable s’il est cloué en forme de C.

Trouver un fer à cheval qui porte réellement chance n’est pas chose aisée. Il faut qu’il soit trouvé par hasard sur un chemin, il faut qu’il ait l’ergot (le côté qui accroche le sabot) tourné vers le sol, et qu’il comporte sept trous, quatre sur la branche gauche et trois sur la branche droite. Mmmm… Non, ce n’est vraiment pas chose aisée…

Plusieurs légendes expliquent cette croyance, mais je partagerai celle qui a trait à la sorcellerie, parce qu’elle me touche plus que les autres… Non, ne vous demandez pas pourquoi. Ou si vous vous le demandez, n’hésitez pas à visiter la galerie d’images de sorcières du blog, ou à lire les articles du mois d’octobre et de novembre. Je vous assure, cette remarque deviendra alors évidente.

Au Moyen-Age, les gens avaient peur des sorcières et de leur magie. Ils pensaient que les sorcières voyageaient sur des balais car elles avaient peur des chevaux. Ainsi, les fers des chevaux empêchaient la magie, et notamment la magie noire, d’entrer dans les maisons et permettaient de s’en protéger.

Pour les grecs, "les pouvoirs magiques du fer à cheval émanaient de sources tout à fait différentes : d'une part, le fer à cheval était en fer, métal censé repousser le Mal, d'autre part il avait la forme d'un croissant de lune, longtemps considéré comme un symbole de fertilité et de chance".

Pour les chrétiens, le fer à cheval tourné sur le côté représente un C, initiale du Christ.


Texte, image et créa Milady*Delphine Dejean

jeudi 26 février 2015

Superstition du miroir brisé...

Briser un miroir apporterait sept ans de malheur…


Le miroir comme reflet de l’âme… Le miroir comme prison de sa propre image… Le miroir comme refuge des démons… En briser un c’est détruire l’âme de son propriétaire pour les uns, et libérer les démons pour les autres.

Sept comme les sept vaches maigres du songe de Pharaon annonçant les sept ans de malheur qui allaient frapper l'Égypte (croyance Egyptienne) … Sept comme le cycle de la vie qui se renouvelle tous les sept ans (croyance Romaine)…

C’est aussi pour cela que les anciens racontent que pour conjurer le mauvais sort il suffirait d’attendre sept heures avant de ramasser les morceaux de miroir ou de les enterrer par une nuit de pleine lune. Si vous êtes vraiment superstitieux, il est recommandé de faire les deux…

Texte et illustration : Milady*Delphine Dejean

jeudi 19 février 2015

Légende du chat noir ou l'origine Egyptienne de la crainte du chat noir


Cette légende date du Moyen Age et nous est rapportée par Césaire de Heisterbach.

Elle nous fait voyager en Égypte et raconte qu’un riche bourgeois, voyant son heure arriver, demanda l’assistance d’un prêtre pour lui garantir l’accès au paradis. Nombreux furent les bonnes gens qui accoururent à son chevet, honnêtes et charlatans. Un prêtre à l'âme mauvaise et son diacre se présentèrent alors à lui. Le diacre, d’un fond généreux et bon, fut témoin d’une scène invisible à ceux qui, bien que présents, étaient aveuglés par leurs mauvais penchants, c’est-à-dire toutes les personnes présentes dans la pièce.

Il vit de nombreux chats noirs entourer le lit du riche mourant et se mit alors à crier « Ayez pitié d’un pauvre homme ; enlevez ces chats ! » C’est alors qu’un Ethiopien, ennemi de toujours des égyptiens, se rua sur le bon Diacre, lui enfonça un crochet dans la gorge, et lui arracha l’âme.

Il en est ainsi des croyances de l’Egypte ancienne où les chats noirs sont les suppôts du Diable.

Il en est ainsi des croyances de l’époque ancienne, où les chats noirs sont signe de mauvais présages. Il en est ainsi des croyances persistantes qui veulent que les chats noirs accompagnent le défunt vers l’enfer auquel il est voué.

C’est ainsi qu’est représentée la mort d’un homme voué à l’enfer.

Texte et image : Milady*Delphine Dejean

jeudi 30 octobre 2014

Jack O'Lantern


Notre histoire est une légende qui nous plonge dans les contrées d'Irlande. Cette légende raconte qu'un dénommé Jack la Lanterne, ivrogne et avare de son état, rencontra le diable dans une taverne, par un soir de nuit sombre.

Le diable qui avait pour habitude de s'emparer des âmes des gens souhaita prendre celle de Jack en échange de faveurs diaboliques. Mais Jack n'était pas d'accord du tout. Il décida de se jouer du diable. Il lui dit qu'il lui céderait son âme à la condition qu'il lui offre un dernier verre.
Et c'est ce qu'il fit. Et pour payer ce dernier verre, le diable se transforma en pièce de six sous. Jack prit la pièce et l'enferma dans sa bourse. Le diable s'en trouva prisonnier. Une croix était dessinée sur cette fameuse bourse, l'empêchant de faire agir sa magie de diable. Ce n'est qu'après que le diable lui eut promis de ne venir réclamer son âme que dans dix ans que l'ivrogne avare le libéra.

Dix ans plus tard, c'est sur un chemin de campagne qu'eut lieu leur deuxième rencontre. Le diable venait chercher son dû. Jack, pris au dépourvu, et ne voulant pas le suivre, lui dit : "Je vais te suivre, mais j'ai une dernière volonté. Je souhaiterais manger une de ces belles pommes là-bas. Aurais-tu l'amabilité d'aller m'en cueillir une ?" A peine le diable se trouva-t-il sur le pommier que Jack sortit son couteau de sa poche et marqua l'arbre d'une croix. A nouveau le diable se trouve prisonnier. Ce n'est qu'après avoir promis de ne jamais prendre l'âme de l'ivrogne avare que Jack le libéra.

A sa mort, du fait de son ivrognerie et de son avarice, Jack se vit refuser l'entrée au paradis. Il décida alors de se rendre en enfer. Le diable lui refusa aussi l'entrée des enfers, puisqu'il lui avait promis d'épargner son âme. Ne sachant où aller, ni que faire, Jack l'implora. Alors le diable lui répondit : "Prends cette braise pour éclairer ta route et réchauffer ton corps, et retourne d'où tu viens".

Et c'est ainsi que Jack fut condamné à errer dans le noir, entre le monde des vivants et le monde des morts, une lanterne à la main en forme de citrouille qu'il avait ramassé le long de sa route et dans laquelle il avait glissé le morceau de braise.


Une des décorations de la fête d'Halloween est une citrouille vidée dans laquelle les enfants creusent des yeux et une longue bouche. On y glisse ensuite une bougie à l'intérieur pour en faire une lanterne. Il n'est maintenant plus besoin d'expliquer ce qu'elle représente... Et si je vous disais que certains la nomment Jack ?
Il n'est non plus besoin d'expliquer pourquoi les décorations de la fête d'Halloween sont de couleurs orangées...


Spéciale dédicace à Maya, ma douce petite princesse <3

Image : Maya D.
Texte : Milady*Delphine Dejean